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Entrevue avec Justin Jolin, propriétaire du Riverside

Au pied d’imposants silos industriels dans le quartier Saint-Henri, le Riverside se démarque par son espace extérieur polyvalent et coloré. Justin Jolin, propriétaire, a réussi avec brio à concevoir un lieu évènementiel qui s’adapte parfaitement à sa clientèle en constante évolution. 

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Voici un tour d’horizon du Riverside et de son propriétaire passionné de voyage, de musique et de surf. 

Justin Jolin 

Comme bien d’autres, Justin a débuté dans le milieu de l’évènementiel au bas de l’échelle. Année après année, il a tranquillement monté les échelons pour finalement travailler dans les bars. Pour lui, le nightlife a toujours quelque chose de temporaire, un milieu où il pouvait faire de l’argent facilement pour financer ses études. À long terme, son plan était en fait de travailler dans le domaine de l’agriculture : il n’aurait jamais pensé être dans cette industrie si longtemps ! 

Une fois ses études terminées, Justin ne voulait plus vivre de nuit. Un mode de vie de style 9@5 semblait mieux convenir à ses besoins. Cependant, la vie avait un autre plan en réserve pour lui ! Lorsqu’il était au Texas en train de terminer un cours d’agriculture, une connaissance l’a contacté pour lui offrir de prendre le flambeau du Mad Hatter. Au départ mitigé, puisqu’il ne voulait plus vivre la vie de nightlife, il s’est dit qu’en devenant propriétaire, il serait capable de faire son propre horaire. C’est ainsi que Justin a fait sa première acquisition en devenant le propriétaire du fameux bar situé sur la rue Crescent ! 

 

Le Mad Hatter 

Justin se considère bien chanceux que le Mad Hatter ait été son premier projet en tant que propriétaire. Ce bar étudiant dont la réputation n’est plus à faire est en activité depuis des décennies, un exploit dans le monde des bars montréalais. De plus, il a eu le privilège de travailler en étroite collaboration avec la gérante qui occupait son poste depuis 26 ans. Ces quelques années au Mad Hatter lui ont donné la confiance dont il avait besoin pour créer son propre bar, cette fois plus à son image. 

 
Le Riverside

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Il est difficile de décrire le Riverside. Avec son bar, sa terrasse, son café, son camion de crème glacée, son terrain de volleyball… plusieurs concepts cohabitent au sein de cet espace hors du commun. C’est pourquoi son propriétaire le décrit ainsi : un one stop shop ! 

À l’intérieur, on trouve une piste de danse, des banquettes, une boule disco : en somme, tout le décor requis pour créer une ambiance funky et danser toute la nuit. Cette salle qui accueille des soirées dansantes les fins de semaine est aussi disponible en location pour des mariages et autres évènements privés. 

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À l’extérieur, on retrouve un bar, une terrasse, un terrain de volleyball, un terrain de basketball et un espace ouvert près du Canal. L’espace extérieur, qui est le plus grand, reçoit la clientèle régulière ainsi que des évènements privés, tels des séances de team building et des tournages. Malgré la diversité de ses espaces et de ses activités, ce qui caractérise véritablement le Riverside est sans contredit l’expérience unique de venir partager un verre entre amis au pied des gigantesques silos industriels abandonnés emblématiques du quartier. 

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En effet, le Riverside n’existerait pas sans les silos qui forment la toile de fond de tout ce qui se passe dans cet espace au potentiel infini. Partout où nous regardons, ils sont là, bienveillants. Sur l’un d’eux, le graffiti ‘Silove’ a été peint par un artiste inconnu; Justin n’aurait pas pu trouver un mot plus approprié pour décrire l’amour que le Riverside porte à ses silos ! 

En termes de monétisation de l’espace, puisque son établissement n’est ouvert qu’une partie de l’année, Justin doit utiliser cette expérience en extérieur incomparable à son avantage afin de générer tous ses revenus de l’année en 6 mois. Un peu comme les Terrasses Bonsecours dans le Vieux-Port de Montréal, le Riverside doit lui aussi offrir quelque chose de différent pour être rentable sur une si courte période. Justin étant reconnaissant que le concept saisonnier du Riverside lui permette de voyager et de surfer le reste de l’année, il est prêt à relever ce défi année après année ! 

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La pandémie 

Juste avant le début de la pandémie, la ville de Montréal a terminé les travaux sur le bord du Canal devant le Riverside ce qui a permis à Justin de construire des infrastructures supplémentaires et d’augmenter sa visibilité auprès des cyclistes et des marcheurs. Sans le savoir, ce sont ces modifications qui ont permis à son bar de survivre pendant la crise. 

Puisque le Riverside était fermé quand la pandémie a commencé, c’est au début de l’été que les répercussions se sont fait sentir. N’ayant pas de cuisine toute équipée, Justin n’était pas du tout prêt à offrir du take out pour survivre. La solution ? Vendre de la crème glacée ! C’est ainsi qu’il a transformé le food truck dont il avait déjà fait l’acquisition en comptoir à crème glacée. Étant donné qu’il n’y a pas de commerces qui longent le Canal entre le Riverside et le marché Atwater, son concept à fait fureur auprès des résidents de Saint-Henri qui se sont approprié son food truck pour leurs envies en crème glacée tout au long de l’été. Sur la même lancée, Justin a ensuite créé le Café Malté, un café logé dans un conteneur qui offre des boissons variées. Avec son comptoir à crème glacée et son café, Justin a réussi à s’adapter au changement de saison tout en offrant un espace de socialisation informel extérieur à sa clientèle qui avait bien besoin de sortir de la maison et de voir des gens pendant le confinement. 

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Et le futur? 

Maintenant que le déconfinement est bien entamé, Justin souhaite accueillir davantage d’évènements au Riverside. Les fins de semaine sont lucratives, mais les évènements spéciaux tels les tournages, les mariages, les concerts, etc. contribuent à garder son travail intéressant et à diversifier ses revenus. De plus, il aimerait monétiser le Riverside le jour, en accueillant par exemple des groupes de coworking. Il souhaite également trouver une façon de générer des revenus l’hiver, une idée étant de faire un spa privé extérieur que les entreprises pourraient louer pour des journées de team building. 

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Comme vous pouvez le constater, le propriétaire du Riverside bouillonne d’idées pour garder son espace surprenant d’une année à l’autre. Justin diversifie son espace par instinct de survie, oui, mais aussi pour se dépasser et renouveler l’expérience qu’il offre à ses fidèles clients. 

En conclusion, le Riverside est à l’image du mode de vie de son propriétaire qui vit pour les voyages et le surf. Avec son espace extérieur décontracté sur le bord du Canal, le Riverside exprime parfaitement l’ambiance d’une petite ville de surfeurs où les amateurs de sensations fortes viennent prendre un verre et socialiser après avoir surfé quelques bonnes vagues… et ce, en plein cœur de Montréal. 

Avez-vous des suggestions à nous faire ?