Actualités, Nouvelles, Tendances

|

Partager

François Let’s gault dancing !

Manifestation dansante  

Samedi dernier, le 23 octobre, au parc Jeanne Mance, une manifestation dansante a eu lieu afin de persuader le Gouvernement Legault de permettre aux boîtes de nuit et aux salles de spectacles de retrouver le droit de danser dans leur établissement.  

Ce sont des centaines de personnes qui se sont rencontrées pour se déhancher au son de la musique électronique de plusieurs DJ montréalais. C’était festif. La joie de vivre s'est fait ressentir dès les premières notes de musique. On va se le dire. Bouger, se rencontrer et danser sont de douces manières de se défouler face à son train-train quotidien.  

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par V I T O V (@djvitov)

 

Plusieurs manifestants exhibaient des pancartes avec les slogans « Open dance floors » ou « Ouvrir les pistes de danse ». C’était animé, électrique. L’organisateur de la manifestation festive, Tommy Piscardeli, propriétaire du Stereo à Montréal, a réussi son pari lors de cette journée : recréer l’ambiance du nightlife de la métropole, en plein jour, au grand soleil. Merci! 

 

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par YAHYA YAZAMI | Music Producer (@yahya.yazami.music)

 

« Laissez-moi danser » 

Dalida, la célèbre chanteuse française le disait : « Laissez-moi danser. Moi je vis d’amour et de danse. Je vis comme si j’étais en vacances ». Ces mots sont le résumé parfait des manifestants qui dansaient dans les rues de Montréal afin de retrouver une certaine liberté. Danser est un acte de liberté immense qui permet de se défouler, de connecter avec les autres. Une bonne partie des travailleurs de l’industrie de la nuit et du milieu culturel étaient présents pour les mêmes raisons. L’industrie ne tient qu’à un fil.  

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par MTL 24/24 (@mtl2424)

 

C’était nécessaire de se serrer les coudes pour démontrer au gouvernement que là, c’était assez! Les bars et les salles de spectacles ont été les premiers à fermer leurs établissements et seront probablement les derniers à rouvrir. Alors que le Centre Bell ouvre son espace avec une pleine capacité, pouvant accueillir des milliers de personnes, les tenanciers de bars et les gestionnaires de salles et d’événements ne sont pas d’accord. Depuis 2020, début de la pandémie, les efforts sont constants dans l'industrie. Chacun espère le moment où ils pourront eux aussi accueillir une plus grande clientèle dans leur établissement.  Mais ce moment n’arrive pas. L’industrie est épuisée. Elle veut des changements.  

Décalage 

Alors que pratiquement partout sur la planète, la vie nocturne et la danse dans les salles de spectacles sont tolérées, il y a seulement le Québec et la Colombie-Britannique qui subissent encore l’interdiction de pouvoir profiter des espaces dansants. Le décalage entre ce qui se passe ici et ailleurs est visible. Les tenanciers et les gestionnaires ne comprennent toujours pas les raisons pour lesquelles ce n’est toujours pas possible de danser, et ce, malgré un passeport vaccinal en vigueur et le port du couvre-visage qui resterait obligatoire. L’industrie du spectacle en mange un coup. La reprise est lente. Les salles et les bars s’endettent de plus en plus. Il est temps que ça bouge !  

Un peu d’espoir tout de même 

Alors que l’obligation d’obtenir une 3e dose du vaccin plane sur le Québec, c’est peut-être justement ce geste qui poussera le gouvernement à assouplir les normes sanitaires dans l’industrie du spectacle et des bars de la province. Pour éviter la faillite d’une industrie qui se fait tirer les ficelles d’un bord et de l’autre, il faudra être à l’écoute de ce que les entrepreneurs désirent sur le terrain. Les assouplissements du 1er novembre seront peut-être un début pour des changements plus grands. On le souhaite ardemment.  

D’ici là, les gens conservent l'espoir et croient fortement que la manifestation dansante de samedi dernier aura un impact sur les décisions gouvernementales et que notre premier ministre saura écouter les individus sur le terrain et réfléchir plus sérieusement à la situation.  

Afin d’appuyer toute une industrie qui ne demande qu’à retrouver leur raison d’être, vous pouvez signer la pétition qui circule sur les réseaux sociaux !  Salle Privée soutien avec cœur l’industrie culturelle et le nightlife québécois !  

Avez-vous des suggestions à nous faire ?